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Bavure
police : Usage du flash-ball à Audincourt dans
le Doubs contre Ayoub
FRANCE -
POLICE - BAVURES -
Un oeil crevé lors d'un tir de flash-ball par la
Police nationale à Audincourt dans le Doubs : Lundi
après-midi, 7 février 2011, à Audincourt dans
le Doubs, région Franche-Comté, à l'issue d'un
match de football, de jeunes supporters de 2
quartiers différents se sont affrontés place du
Temple. 5 policiers, dont 2 policiers municipaux,
interviennent pour séparer les adolescents à
coups de matraques et de bombes lacrymogènes.
Officiellement, il y a une personne sérieusement
blessée. 4 jeunes, dont un mineur, sont
interpellés. "Premier fait", selon Police-bavures.org,
"aucun interpellé n'est écroué, ce qui
paraît étonnant dans le cas d'un blessé grave.
Seul le majeur est placé sous contrôle
judiciaire. Second fait, le jeune blessé
l'aurait été par une barre de fer". Le
lendemain, mardi 8 février 2011, 3
personnalités locales et régionales
s'exprimeront. Et si le tir de flash-ball est
évoqué par la procureure de la République de
Montbéliard, Thérèse Brunisso, c'est en
ces termes : "Il s'agit de savoir si la
blessure (sic) reçue par ce jeune est due à un
tir de flash ball et si ce tir a été effectué
dans des conditions réglementaires."
"Il n'est pas établi que la blessure ait
été causée par un tir de flash-ball",
déclarera la directrice de cabinet du Préfet du
Doubs, Nicole Vanina. Le
sénateur-maire socialiste d'Audincourt, Martial Bourquin, reprend
alors - mot pour mot - la thèse du policier,
selon laquelle "le policier a tiré sur un
jeune particulièrement agressif". Le
mercredi 9 février 2011, Thérèse Brunisso
annonce que le "visionnage des
vidéo-surveillances de la ville
d'Audincourt" n'apporte pas la preuve du tir
d'un policier" mais "pense (sic) que le
tir de flash-ball est probablement à l'origine
de la blessure à l'oeil". Thérèse
Brunisso qui a déjà annoncé la saisine de
l'Inspection général de la police nationale,
l'IGNP ou police des polices, s'empresse de
préciser que "cela ne veut pas dire que le
policier est en faute" (sic). Ayoub, la
victime, qui a déjà perdu l'usage d'un oeil,
est un élève du lycée Cuvier de Montbéliard âgé de
17 ans. Il affirme avoir été tiré presque
"à bout portant". Il a également le
nez cassé et son dernier oeil est touché. Ayoub
serait, selon son propre témoignage, une
"victime collatérale" et ne
"participait pas à la bagarre". Ayoub
en apporte un début de preuve en établissant
qu'il se trouvait près d'un abribus avec un
camarade, place du Temple pour une
"démarche administrative liée au permis de
conduire" de ce dernier. De nombreux
témoins présents sont catégoriques. Alors
qu'il était touché "le visage ensanglanté
et son oeil sorti de son orbite", un
policier l'aurait fouillé, sans même lui porter
assistance. C'est une proche qui a appelé les
secours sur son téléphone portable. Les
pompiers auraient tardé en intervenant après
une demi-heure. Le service ophtalmologie de
lhôpital de Belfort, qui a opéré Ayoub
pendant plusieurs heures, a délivré un
certificat d'incapacité temporaire totale de
travail (ITT) d'un mois. La famille de la victime
est défendue par Maître Alain Dreyfus-Schmidt, avocat au
barreau de Belfort, qui demande que l'enquête ne
soit pas confiée à la police mais aux
gendarmes. Le policier, auteur des faits,
"risque les Assises", selon l'avocat
qui a rédigé une plainte au pénal. L'enquête
de l'Inspection général de la police nationale
sera déterminante et le mis en cause devra
prouver la légitime défense. Si l'usage du
flash-ball est réglementé, la Commission
nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) a
déjà souligné, lors d'un cas semblable, le
manque de formation d'un policier de Nantes à
l'origine de la perte d'un oeil d'un autre
lycéen. Enfin, selon Police-bavures.org,
Thérèse Brunisso a déjà été confrontée à
une bavure policière, celle de Mohamed
Boukrourou, 41 ans, décédé en novembre 2009,
dans le fourgon de police qui le ramenait au
commissariat de Montbéliard, en présence de 4
policiers dont 2 femmes. Brice
Hortefeux (photo), ministre
de lIntérieur, de lOutre-mer, des
Collectivités territoriales et de
lImmigration ne s'est pas encore exprimé
sur cette affaire. NDLR. C'est la sûreté
urbaine de Montbéliard qui est chargée
d'enquêter sur la rixe. Blogger,
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Source Fil-info-France du jeudi 10 février 2011
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EDITORIAL POLICE-BAVURES
:
Pascal Mourot,
Secrétaire général. Directeur de la publication du
quotidien Fil-info-France. En charge de la chronique judiciaire et des bavures.
Noublions jamais les victimes !
Il y a des souffrances qui n'appellent pas à l'aide.
Les policiers qui travaillent au front le savent mieux
que personne.
Si nous vivons tous ensemble, nos différences nous
séparent très vite.
Police-Bavures.org n'a pas pour vocation le dénigrement
systématique des fonctionnaires, mais au contraire celle
de tenter de faire comprendre aux citoyens la complexité
d'un métier pas comme les autres. Les femmes et les
hommes qui ont choisi cette vocation sont là pour
servir. Mais les fonctionnaires ont à obéir à la loi.
Une loi parfois malmenée par les politiques eux-mêmes.
De cette approche quotidienne peuvent naître des
sentiments confus et un comportement qui n'est plus
exemplaire. Sans contre-pouvoir, mécanisme clé dans une
démocratie, la police, espèce de médecin de la
société moderne à qui on demande tout et n'importe
quoi, voit son image dégradée. Le manque de
perspectives fournit de part et d'autre la nourriture
quotidienne conduisant à la haine de l'autre jusqu'à la
haine de soi. Cette haine, médiocrité des temps les
plus reculés, est pour une large partie véhiculée par
la télévision, le cinéma et tous ces jeux vidéo aussi
débiles que violents. Ce que l'éduction parentale et
nationale tente d'apporter tous les jours de la semaine,
est balayée le week-end. Le policier est dès lors
confronté à toutes les formes de violence.
Police-Bavures.org a donc pour vocation d'être un
garde-fou pour dénoncer sans concession les violences
d'où qu'elles proviennent.
Police-Bavures.org recensera 3 niveaux de gravité. Les
bavures "noires" ayant entraîné la mort, les
bavures "rouges" ayant causé des dommages
corporels ou matériels et enfin les bavures
"oranges", concernant les abus divers et
manquement au code déontologique.
Alors donnez-nous les moyens d'agir !
Sans argent, pas d'action !
Le bénévolat ne suffit pas !
Enfin, ne perdez jamais espoir !
N'oubliez pas que si l'enclume brise le
cristal, elle forge l'acier...
Pascal Mourot, Secrétaire
général.
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saviez-vous ? En cas de crise suicidaire vous
devez appeler votre médecin, le SAMU (15) ou les
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sont astreints au secret professionnel.

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